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Article publié le 27/02/2020
« La chasse aux opposants est ouverte » !

Annick NAPOLEON : « Dérapage non contrôlé du maire sortant, les réponses que nous pouvons apporter ».

La réponse d’Annick NAPOLEON :

Philippe LEONELLI pointe du doigt une soi-disant mauvaise gestion de ma part entre 2008 et 2014, cite un courrier plaçant notre ville en réseau d’alerte moins de 2 mois après son arrivé en 2014. Il indique que la situation que nous lui avons laissé lui aurait je le cite  "coupé d’emblée l’élan à l’élaboration de tous nos projets ".

Or lorsque l’on parle de finances il faut être précis. Je vais donc m’efforcer de l’être.

Je rappelle en préambule qu’en 2013, sous ma mandature, la ville de Cavalaire a reçu la très honorifique Marianne d’Or, notamment pour la qualité de sa gestion. Dont acte.

En fin de mandat, début 2014 trois procédures contentieuses, toutes ancrées sur les mandatures de mon prédécesseur sont arrivées à leurs termes et la commune de Cavalaire a été condamnée à payer :

– 800 000 € à Socogim, conséquence de l’arrêt du monstrueux projet immobilier sur le stade. Ces indemnités étaient prévues dans la contrat signé entre la Sté Socogim et la municipalité précédente en 2005. Nous nous étions engagés, en 2008, à stopper ce projet et savions qu’il y aurait cette indemnité à régler (loin des 5 millions que M. Léonelli nous promettait lorsqu’il était dans mon opposition).
– 340 000 euros à Bernard Costa architecte de la SEMICAM qui avait assigné la ville en 1992.

Le jugement définitif dans le dossier de Pardigon, procédure datant de 1995, connue de tous les Cavalairois, qui a défrayé la chronique locale pendant des décennies est arrivée à terme à quelques semaines des élections de 2014, la commune a été condamnée à payer 3 millions d’euros et mise en demeure de les régler. 800 000 € avaient été provisionnée par la municipalité que j’avais l’honneur de diriger.

Afin de régler cette dette, nous avons demandé au ministère des finances, ainsi qu’à celui de l’environnement, notre créancier, un étalement de charges sur 5 ans et une hausse de 3,5% de nos taxes locales était programmée (voir notre programme électoral de 2014). Cet étalement de charges a été accordé par ces deux ministères et Monsieur le Préfet a adressé un courrier en avril 2014 pour le confirmer au Maire d’alors.

Monsieur Léonelli a délibérément choisi de ne pas profiter de cet étalement de charges négocié et raisonnable.

Il restait à régler plus de 2 millions d’euro, le déséquilibre financier était patent et la commune a été placée dans le réseau d’alerte.

Fort de cette nouvelle, M. Léonelli a clamé que nous devions tout rembourser d’un coup et a augmenté les impôts de près de 25%.

Ces faits sont connus et incontestables.

Quant à sa bonne gestion et son élan coupé dans sa politique d’investissements, là encore l’analyse ne résiste pas aux chiffes (pris sur les documents financiers de la ville que tout contribuable peut consulter).
Lorsque j’ai quitté mes fonctions de Maire la dette était de 17 971 740 euros, elle est aujourd’hui de 14 735 763 euros soit environ 3,2 millions d’euros de moins (et non pas 6 comme affirmé dans l’interview de M. Leonelli).

4,6 millions d’euros de moins ont été investis durant ce mandat que durant le précédent.
Entre 2008 et 2013 je n’ai pas augmenté les taux des taxes locales, 0%, vous avez bien lu contre 24,54% entre 2014 et 2019. Cela a généré exactement 24 659 259 euros de recettes fiscales supplémentaires sur le mandat.

Au total, ce sont plus de 29 millions d’euros supplémentaires dont a bénéficié Monsieur Léonelli et il n’a baissé la dette que de 3,2 millions, cherchez l’erreur.
Je pourrais parler de la masse salariale, qui contrairement à ce qu’il affirme, n’a pas baissé mais a simplement été transférée sur des satellites de la commune comme le CCAS. Et pour les financer il a augmenté d’autant les subventions qui lui sont accordées. Ce ne sont pas des économies, c’est de la cavalerie.

Il ne parle pas de l’avenir de Cavalaire, ne défend pas son bilan qu’il préfère effleurer ne voulant pas je le cite  "dresser une liste à la Prévert". La réalité est toute autre et surtout le bilan est bien mince. Il se plaint que nous   "crachions notre venin" comme il dit, alors que depuis le début de la campagne électorale, c’est lui qui nous attaque sans cesse. Nous parlons du mandat 2020 – 2026, il en est resté à sa défaite de 2008.
Je ne peux que constater avec vous tous que Monsieur Léonelli ne répond à aucune des questions de son interview sans parler de nous ou faire des allusions mesquines et déplacées à notre égard.

Mais ce qui est totalement insupportable et surtout intolérable c’est que, je cite toujours, "nous n’avons pas notre place dans la gestion de notre commune. …. Il faut les chasser de nouveau à jamais et pour toujours."
Ce type de déclaration me rappelle malheureusement les heures les plus sombres de l’histoire de France. Nous sommes très loin de l’idéal démocratique qui devrait être celui d’un maire. Pendant 25 ans d’engagement politique je me suis battue pour la démocratie, j’ai partout défendu ses valeurs. J’ai mal quand je lis de tels propos. Même lorsqu’il sera de nouveau dans l’opposition, nous veillerons à ce que les droits de Monsieur Léonelli soient respectés ! Comme moi, c’est un Cavalairois, l’idée même de le chasser est totalement opposée à tout ce en quoi je crois.

Source : PresseAgence.fr